

Sur le circuit des fontaines avec Viviane et Merlin !
Depuis que nous avons décidé de partir en rando en Bretagne, nous savons que nous devons faire une incursion dans la forêt de Brocéliande. C’est pour aujourd’hui !
Une des fiches achetées à l’office de tourisme de Ploërmel s’intitule : « Circuit des fontaines » et mentionne évidemment la fontaine de Barenton, où, dit-on, Merlin et Viviane se sont rencontrés ! Lieu magique s’il en est, à propos duquel il se dit que des manifestations mystérieuses peuvent être constatées : une histoire de bulles !!!
Le départ se
fait sur la place de la mairie de Mauron. Nous y sommes
vers 9 h 30, après avoir fait quelques courses. Il faut sortir de Mauron, aller vers Saint Léry. Le
circuit démarre de façon peu attrayante puisque nous longeons une sorte
d’usine de mise en bouteille de différents gaz…passons sous la
voie rapide de contournement de Mauron, nous coupons aussi à un moment un tronçon de la fameuse voie verte :
http://www.randobreizh.org/VeloroutesVoiesVertesBretagne_index.php
avant d’atteindre une petite route de campagne
vers St Léry. Petite église du 15ème, cimetière attenant, nous
parcourons la rue principale pour nous
retrouver sur un sentier à travers champs et bois. Il va être
l’heure de grignoter, on entend des « glous-glous », signal de faim… Un talus en bordure de
chemin, à l’ombre sera le coin pique nique idéal à la sortie du hameau du
Gretay.
Nous repartons à travers champs et cultures, longeons des fermes, juste avant de pénétrer en forêt de Brocéliande. Nous croisons un couple de randonneurs égarés, à qui nous indiquons le chemin. Situation assez cocasse lorsqu’on pense à la fin de notre propre rando, mais j’y viendrai plus tard…
C’est à partir de l’entrée en forêt que les choses
se compliquent : rien de tel qu’un balisage « mal foutu » (et je pèse
mes mots) pour se perdre en forêt !
Si vous aimez la variété dans le balisage, faites un petit tour par là bas et vous aurez un échantillonnage de « tout et son contraire » !
Il s’agit de trouver la fameuse
fontaine de Barenton ! Après plusieurs allées et venues, détours, retours et contours, nous
découvrons une signalisation discrète qui va nous y mener
rapidement par un sentier qui serpente le long d’un tout
petit ruisseau celui de Barenton bien sûr.
Un mince filet d’eau sourd d’une petite cavité de pierres, sorte de bac, à la surface duquel remontent
de temps en temps quelques chapelets de bulles. Mystère ! Je vous passe les détails saugrenus qui
nous traversent l’esprit sur nos deux personnages de légende, pour tenter d’expliquer ces remontées
de bulles. Après une petite pause
auprès de ce lieu magique et bien entendu quelques photos, nous redescendons le petit sentier pour
emprunter le GR37 qui par le hameau de « La folle pensée » nous permettra de rejoindre la
chapelle Ste Anne de Beuves puis Mauron et de boucler le circuit. Nous aurions dû rester vigilants et prendre à
droite avant les deux maisons du « Pâtis aux ronces » !
Deux maisons, deux habitants ! Ils étaient en train de bavarder tranquillement
tous les deux lorsque nous leur avons adressé un bonjour… et nous avons tenté de comprendre d’abord ce qu’ils nous disaient dans leur
fort accent rural profond lorsque nous leur avons demandé comment s’appelait le lieu où nous nous trouvions. Mais lorsqu’il s’est agi de demander le chemin à suivre pour la chapelle de
Beuves ... Ce fut terriblement compliqué et de silences en onomatopées entrecoupés de profondes réflexions, nous avons compris qu’il fallait prendre le premier sentier à
droite et le descendre !
Nous avions déjà fait quelques 5 ou 6 km hors sentier et nous nous sommes retrouvés sur une route goudronnée D 141 en direction de la Sauldraie où ironie du sort, sans trop nous en rendre compte nous avons coupé le GR37, puis sur la D 307 en direction de Mauron ! Nous avions décidé de ne pas faire le détour par la chapelle de Beuves, et la longue marche forcée du retour vers Mauron s’est terminée assez tard. Au bout du compte, le circuit DES FONTAINES se résume à LA FONTAINE, et nous lui avons allègrement ajouté quelques 7 km bon poids. Il nous fallait une forme de consolation : épuisés en récupérant la voiture, nous sommes partis vers Ploërmel pour siroter une bonne pression à la terrasse d’un troquet ! Ca fait du bien !

(Maxime)