Aujourd’hui, grande journée de randonneur ! Nous allons parcourir la rive gauche de la vallée de Freissinières (voir photo ci dessus). Il y a tout : la distance, les montées assez raides et quelques descentes, mais trop peu au goût de Maxime…, un peu d’escalade, des points de vue sublimes sur la vallée de la Durance, et de Freissinières, quelques randonneurs (très peu), le calme, et la cerise sur le gâteau avec la « Grotte des Vaudois ». Nous l’avons décidé hier soir, et ce matin impossible de reculer. Nous avons rapidement évalué les difficultés, nous nous sommes rendus compte que ce serait plutôt long mais bon, c’est faisable sans problème particulier. Il fait beau, les sacs sont prêts, nous descendons par le GR vers les Hodourenqs. Après une petite heure, et les vestiges d’un ancien four à chaux, la bifurcation vers la grotte des Vaudois se présente : « On y va ? - Ah mais quea bifurcation vers la grotte des Vaudois se présente : « On y va ? - Ah mais que oui !! »
Le sentier est très « flou », il serpente, se divise, disparaît, revient, c’est assez confus mais nous voyons la grotte et nous nous y dirigeons. C’est plutôt raide dans les derniers mètres d’ascension. Arrivés à l’entrée de la grotte, un panneau explicatif nous donne des indications sur ce qu’a été cet emplacement, au flanc de la montagne, en hauteur au dessus de Freissinières : refuge des Vaudois au moment des persécutions dont ils ont été victimes de la par de l’église catholique au XIII ième siècle.
Le dos à l’entrée de la grotte nous admirons la vue imprenable sur la vallée. Photos …
Nous regagnons le GR. Il circule à flanc, comme un sentier balcon au dessus des villages et hameaux, en sous bois, heureusement d’ailleurs, car il fait vraiment chaud. L’heure avance et nous fait dire que ce serait bien, de trouver comme hier un endroit équipé de tables pour nous installer et pique niquer. Faute de table nous trouverons un banc bien confortable sous les pins et ce n’est pas si mal.
Il faut se restaurer car nous ne le savons pas encore, mais la portion de sentier qui nous attend est assez « balaise » ! Il faudra y mettre les mains comme disent les randonneurs, car par moments, deux appuis ne suffiront pas, ce sera un peu d’escalade à mains nues certes, mais quand même.
En fait il faut rejoindre la crête rocheuse qui surplombe les deux vallées de Freissinières et de la Durance. Les vues seront très belles, mais comme on dit « ça se mérite » !
Maxime fait preuve d’une exceptionnelle motivation. J’ai comme l’impression qu’il se régale vraiment d’être là, il ne râle pas, ne rechigne pas, ne jure pas, ne se plaint pas, il respire le bonheur ! Ah mais c’est que LES FAZIS, ce n’est pas rien dans sa vie d’enfant!
Reste que nous ne sommes pas fâchés d’arriver au sommet et qu’à partir de ce point, nous avons fait la partie la plus difficile du parcours d’aujourd’hui.
Nous rencontrons deux jeunes qui se reposent en attendant le reste de la famille dont le père un peu inquiet, nous demande un peu plus loin, si nous avons croisé deux monstres ! A quoi nous répondons qu’ils les attendent sagement assis juste avant la descente.
Il nous reste un bon morceau à parcourir, nous ne trainons pas. Nous sommes sous les résineux, surtout les mélèzes plutôt à l’ombre, Tout est calme, nous aimerions bien rencontrer des animaux… mais pas la queue d’un seul aujourd’hui, c’est dommage.
A plusieurs reprises nous nous référons à la carte pour voir exactement où nous nous trouvons par rapport aux Aujards que nous devons rejoindre. Nous hésiterons à couper à travers un « no man’s land » car la vue que nous avons en surplomb ne nous donne pas assez de précisions sur d’éventuels passages difficiles. Nous resterons donc sur le sentier, pas question de faire du hors piste !
Nous avons une vue générale des hameaux au dessus de Freissinières, le repérage est assez facile. Quelques plantes attirent notre objectif photo…
En traversant les Aujards nous ne croiserons personne, c’est pourtant bien habité en ce moment, il y a plusieurs voitures à l’entrée du hameau.
Le dernier tronçon de sentier nous mènera tout raide vers le chalet. En nous retournant, nous avons maintenant une idée plus précise de notre itinéraire de la journée et nous ne sommes pas mécontents de notre sortie d’aujourd’hui, presque un exploit.