La rando d’hier a laissé des traces et aujourd’hui nous y allons tout doux !
Ce sera une balade dans la forêt près de Cerniébaud. Il fait toujours très beau. Nous avons grand espoir de rencontrer des animaux, espoir déçu.
Il nous faut rejoindre le chalet de la Joux, emprunter le chemin forestier qui nous conduit au cœur de la forêt. C’est une vraie « promenade » 13 km tout de même, presque pas de dénivelé, un calme impressionnant règne sur les lieux, quelques oiseaux poussent des cris de temps en temps le geai entre autres. Nous parlons à voix basse et nous essayons de ne pas faire de bruit avec nos chaussures et nos bâtons afin de mettre toutes les chances de notre côté d’apercevoir des animaux ! En vain, nous ne verrons pas la queue d’un seul !
Par ailleurs, aujourd’hui, point de photo ! En effet, j’ai oublié l’appareil au gîte ! Hem…C’est malin ! Mon camarade de rando, ne critique pas trop, il est tolérant et se dit que cela peut arriver à tout le monde !
Ainsi donc de chemin forestier en clairière, de fléchage en indications plus ou moins douteuses, nous nous enfonçons plus avant dans cette magnifique forêt. Les arbres sont majestueux, ça sent le champignon, mais nous ne les connaissons pas, l’odeur de l’humus détrempé envahit nos narines, on entend de l’eau couler, petit ruisseau le long du sentier. On parle, on rit, … On se perd !!! Pas de carte très précise, seule la fiche du dépliant acheté à Champagnole nous permettra de nous repérer (Boucle numéro 6),
Nous nous sommes procurés un petit guide pratique des randonnées du secteur dont ci dessus une reproduction partielle d'une des 52 fiches, et ci-dessous la couverture.
juste une petite indication , la route forestière que nous suivons va en direction du nord-est, donc vraisemblablement vers la route entre Cerniébaud et Mignovillard. Par ailleurs, nous avons pris la boucle à l’envers, histoire de ne pas faire comme tout le monde, à partir de la Plaine Froide, où les indications nous ont paru quelque peu confuses en ce qui concerne l’orientation peu précise des panneaux indicateurs, bref la totale ! La direction est bonne mais nous ne sommes pas sur le bon sentier. Nous décidons de continuer, car nous pensons que nous allons trouver une indication, puisque nous devons rejoindre les ruines de la Grange Bonnet. Au loin nous percevons le vacarme de quelque tronçonneuse, les forestiers sont certainement en train d’exploiter une parcelle, plus loin nous croisons sans qu’ils nous voient (du moins le croyons nous) des chasseurs. Secrètement nous espérons que le gibier s’est bien caché et qu’il ne sortira pas le bout de son nez…hé hé nous n’avons d’ailleurs entendu aucun coup de feu ! Après une bonne demi-heure de marche, nous retrouvons en effet notre itinéraire. Pas un seul randonneur à l’horizon, la forêt est à nous ! Ainsi donc cheminons nous calmement vers La Côte de Doye (on dirait un nom de grand cru !) Il est temps de se restaurer. Le déjeuner assis sur une grume attendant son débardage est un moment privilégié de calme, de repos, et aussi l’occasion de raconter quelques bêtises…Nous repartons, nous passons à proximité des ruines Bonnet manifestement les restes d’une grande exploitation. Direction Combe Guyon, la Plaine des Pins que nous n’avons pas trouvée à l’aller, retour vers la Plaine Froide où nous comprenons notre erreur, et nous décidons de nous arrêter au chalet de la Haute Joux pour boire un coup à la terrasse au soleil. Manifestement Ghislaine, qui nous sert, me reconnaît !
« Je me disais bien aussi, je connais cette tête ! Mais ça fait vraiment longtemps…
– Hem, oui assez en effet, il faut remonter à 1984/85 ! Comme nous sommes en 2010, ça fait 25 ans…
Et voilà le passé qui remonte en surface… Les classes de découverte avec les élèves de Saclay (trois semaines à l’époque !), le Saint Sorlin où nous étions hébergés et fermé aujourd’hui, l’autre groupe classe avec mon collègue GuyVerdenaud installé à Arsure-Arsurette, les rencontres, les visites, la saline royale d'Arc etSenans, le ski de fond, le tir à l’arc, le VTT, la randonnée découverte du milieu à ski, la fruitière, la sècherie de graines de la Joux…
- Et Laurent ? J'ai vu sa photo sur les dépliants,
toujours là?
- Oui, bien sûr mais aujourd'hui il n'est pas sur le centre.
- Et c’est toujours Guy, le directeur ? Guy Vacelet ?
- Ah mais oui, il est en course là, il ne va pas tarder, attendez-le, il aura plaisir à vous revoir… »
Justement, le voilà… Il n’a pas changé, quelques cheveux en moins, d’autres plus clairs… Nouveaux bavardages, rappels… Que des bons souvenirs qui reviennent…et la famille, les enfants, devant Maxime très attentif et heureux de participer à ces retrouvailles. Il a d’ailleurs une petite idée qui lui trotte dans la tête à ce moment là pour nos prochaines randos et... sa classe de neige dans les Hautes Alpes revient en surface …Il avait 11 ans.
Il faut dire que le « Centre Nordique » de l’époque a bien changé, il a pris de l’importance, s’est développé sous l’impulsion du directeur et de son équipe, un lieu d’hébergement très confortable pour les groupes et les familles, il y a même une piscine couverte ! C’est devenu « Le Chalet de la Haute Joux » (ICI) Très bel essor pour ce lieu très agréable et que nous recommandons pour une incursion dans le Haut Jura.
De retour à Cerniébaud au gîte, les 13 km de la journée digérés, nous continuons d’évoquer nos souvenirs de classes de découverte et je sens bien que nous allons bientôt retourner sur les lieux fréquentés par Maxime dans ses jeunes années … à suivre …