En temps ordinaires, tout le monde s’accorde à dire que c’est un paysage austère, sec, pauvre, qui nourrit seulement les moutons avec cette herbe basse rêche qu’est la baouque, seule pelouse de la garrigue ! Végétation rabougrie, épineux et ronciers y règnent, dans la sècheresse qui fait dire aussi à certains que « même les serpents y meurent de soif » !
Et pourtant….
Si vous allez faire un tour à pied en garrigue au printemps, vous serez agréablement surpris, surtout en ce moment, après les pluies de ces derniers jours, que dis je dernières semaines… S’offre alors à vous un décor de verdure sans pareil, une féerie de verts, à laquelle les fleurs apportent leurs touches multicolores : voyez les églantiers,
les cistes,
les genets scorpions,
les asphodèles,
et des dizaines d’autres petites fleurs d’un bleu tellement lumineux qu’il en est envoûtant au point de passer de longues minutes à les regarder, d’autres jaunes, rouges, roses…
De ci de là, les touffes romarin arborent le vert tendre des jeunes pousses, la lavande pointe son nez, les chênes kermès sont chargés de fleurs jaunes gorgées de pollen, les pins dressent vers le ciel leur jeunes pousses,
et puis, merveille si vous n’êtes pas enrhumé, vos foulez au pied les touffes de thym qui embaument l’air tout autour de vous !
Le thym, c’est le moment de le cueillir, il est en fleurs. il faudra le faire sécher, l’effeuiller pour ne garder que fleurs et feuilles et en parfumer les fromages frais, les plats cuisinés, et même en faire des infusions dont la propriété principale est de favoriser la digestion des repas un peu trop riches .
Je ne vous parle pas du chant des oiseaux, celui du coucou s’est fait entendre déjà, à la recherche d’un nid à squatter paresseux qu’il est !
La garrigue est magnifique au printemps, c’est sa plus belle saison, celle où l’on peut y randonner et découvrir des trésors de paysages typiques et spectaculaires.