La randonnée réserve parfois des surprises !
Certaines agréables et elles sont heureusement forte majorité, d’autres nettement moins !
Ainsi en a-t-il été dernièrement lors d’une petite rando organisée en famille.
Nous étions du côté du Caroux, dans le parc naturel régional du Languedoc. Une dizaine de randonneurs avec un guide qui nous présentait l’environnement, les traces de l’occupation humaine à certains endroits, les techniques , les pratiques agricoles de l’époque, la faune, la flore… une balade intéressante, instructive sous un soleil radieux au printemps naissant.
C’est en traversant un hameau que nous avons été interloqués en apercevant cette « exposition » sur une porte d’une habitation !
Le tableau est saisissant de vérité ! Exploit, certainement revendiqué par l’auteur on imagine qu’une patte coupée correspond à un
animal abattu, démonstration assez cruelle ! Evocation par le truchement de ces trophées de la chasse au sanglier qui se pratique dans cette région, comme dans bien d’autres
d’ailleurs. La chasse est un droit, avec ses partisans et ses détracteurs. Mon propos ne sera pas un parti pris pour tel ou tel même si à titre personnel
je suis dans le camp des opposants. C’est le fait d’exposer des pattes d’animaux abattus qui nous a tous choqués voire gênés. Nous avons
ressenti comme un malaise en passant devant cette porte. Cela m’a rappelé ces pratiques d’un autre âge, celui de l’obscurantisme, où l’on clouait de malheureuses
chouettes effraies sur des portes des granges pour soit disant conjurer le mauvais sort , ou même porter malheur à son voisin, alors que les grecs
vénéraient cet animal comme symbole de sagesse. En clouant ces fragments de pattes, les chasseurs veulent ils afficher leurs exploits au fusil, se porter chance pour
s’assurer du gibier à foison, faire une démonstration de je ne sais quoi ? Drôles de pratiques en tout cas !