Nous sommes arrivés hier dimanche avec Geo à Camprieu sous le déluge ou presque. Nous avions prévu d’arriver en fin d’après midi après avoir fait l’ascension de l’Aigoual par les fameuses « 4000 mille marches » un sentier réputé dans le secteur qui part de Valleraugue environ 400 m d’altitude et mène au sommet de l’ Aigoual à 1565 m. La pluie nous a empêchés d’accomplir cet exploit mais ce n’est que partie remise. Nous voilà donc installés à Camprieu dans un superbe petit chalet en bois un chalet Reilhan, hyper confortable, bien conçu et très agréable, situé dans un bel espace de verdure à proximité du village. Enfermés pour l’après midi à cause de la pluie, nous patienterons jusqu’au lendemain pour tenter une balade.
Aujourd’hui lundi, ce n’est pas tout à fait le grand beau temps mais, on peut
balader. Nous irons donc pour commencer jusqu’à l’abîme de Bramabiau,
puis cet après-midi ce sera le GR 62 depuis Camprieu jusqu’au Col de la Serreyrède.
A Bramabiau, il n’y a pas foule : nous sommes 4 visiteurs. La jeune guide nous emmène à l’intérieur des galeries creusées par la rivière .
L’après-midi la météo semble s’améliorer : les nuages commencent à se disperser, le vent souffle assez fort, quelques éclaircies de ciel bleu nous encouragent à partir pour le col de la Serreyrède par le GR 62. Il ne fait pas très chaud mais c’est supportable puisque nous sommes bien couverts. Le sentier suit la rivière du Bonheur. Après avoir contourné le petit lac artificiel de Camprieu, nous suivons le chemin goudronné puis empierré vers la « Barraque vieille »
une ancienne ferme cévenole, où les tapis de jonquilles égaient le paysage encore hivernal. Le sentier monte ensuite vers des hêtraies et des pinèdes qui ont manifestement
souffert des intempéries de l’hiver. Nous allons trouver une grande quantité de bois arraché, de branches coupées, de sapins étêtés, de bouleaux coupés à mi-hauteur, le sentier est très encombré
de toutes sortes de branches, troncs, et même de cailloux suite à des éboulements de terrain.
L’eau s’écoule de toutes parts, le sol en regorge. Le massif de l’Aigoual porte bien son nom !
Ce soir au chalet, nous avons une visite : La Moune !
Elle reviendra chaque jour matin et soir, pour nous grattifier de ses miaou plus ou moins joyeux selon qu’elle aura faim, besoin de compagnie, de sortir, de rentrer… Une belle chatte,
affamée par moments et capable d’avaler tout ce qui se présente devant son museau !